Une plage artificielle à Brando? Gâchis et incohérence !

Une plage artificielle à Brando? Gâchis et incohérence !
Nous sommes sollicités par l'entreprise DTP Terrassement pour un droit de passage sur la propriété (acquise en mars 2008 par notre association) qui se situe à l'entrée d'Erbalunga entre la RN193 et la « butée de pied ». Cette entreprise est en effet attributaire de deux chantiers qui ont fait l'objet de contrats séparés commandités par le Conseil Général de Haute Corse.

Le premier concerne une revendication de revégétalisation du site que nous avions réussi à imposer afin de masquer, autant que faire se peut, l'immense plaie paysagère qui défigure l'une des plus belle marine de Corse. Il va sans dire que nous ne ferons aucunement obstacle à cette réalisation car c'était la moindre des choses que de tenter de réparer à minima l'abominable impact visuel de la butée.
Aménagement qui devrait s'insérer très favorablement avec notre projet de jardin méditerranéen

Le second chantier concerne la réalisation d'une plage artificielle ancrée sur la butée de pied par une digue d'enrochements afin de protéger de l'érosion marine l'apport de sable qui y serait fait. Comme pour la revégétalisation, il nous est communément attribué la paternité de l'idée de cette réalisation.
Avant toute chose, nous souhaitons opposer ici le démenti le plus formel. Pour être tout à fait précis, nous n'avons eu connaissance de ce projet qu'à travers une délibération du conseil municipal de Brando en date de juin 2006
Aujourd'hui encore, il est impossible de savoir qui était à l'origine de ce projet et quelles en étaient les motivations.

Certains y voient, peut être non sans quelques fondements, l'amorce d'un futur port de plaisance au sud d'Erbalunga adossé à la butée de pied.
D'autres encore, après tout pourquoi pas, y voient un appontement idéal pour véhiculer par barge les blocs nécessaires à la construction du nouveau port de Bastia comme indiqué dans l'enquête publique.
D'autres enfin prétendent à la reconstitution de la plage ensevelie sous les blocs de la butée afin de « consoler » la population de la perte de ce lieu de convivialité communale très prisé des brandinchi depuis des générations.
Cette dernière solution nous semble évidemment la plus vraisemblable même si elle nous apparait totalement absurde.

Nous avons largement fait la preuve, par le même bureau d'étude que celui du Conseil Général (le Bureau d'Etude ARCADIS qui a validé la technique de butée de pied) qu'une autre solution technique était possible et présentait l'indiscutable avantage de conserver la plage originelle en l'état.
Car, si nous avons dépensé tant d'énergie, c'était bien pour préserver cette plage naturelle. Pour des raisons qui lui sont propres, le Conseil Général a choisi de détruire ce qui existait à l'état naturel pour réaliser aujourd'hui une structure complètement artificielle! Nous trouvons cette démarche complètement aberrante et nous ne la cautionnerons pas.
Ne parlons pas de l'origine des blocs qui devraient y être livrés, ni du nouveau cadeau fait au fournisseur après celui de la butée, ni des dépenses inconsidérées faites depuis le début sur le dos du contribuable...

Nous avons toujours eu une démarche de réflexion, d'ouverture et de cohérence. Nous restons fidèles à ces valeurs et nous prenons nos responsabilités en n'autorisant pas, pour ce chantier, le passage sur notre propriété.


Et maintenant, que chacun prenne les siennes. Pour notre part, voilà qui est fait !
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# Posté le mardi 26 août 2008 15:07

Modifié le mercredi 27 août 2008 02:35

Carriere de Brando : Un Préfet sous Influence ?

- Une population qui n'en veut pas
(le Préfet le sait !)
- Un Maire et des Conseillers Municipaux qui n'en veulent pas
(le Préfet le sait !)
- Un exploitant qui ne respecte pas son bail et qui se permet de ne pas honorer ses obligations financières auprès de la commune
(le Préfet le sait !)
- Un exploitant qui ne respecte pas les conditions d'exploitation
(le Préfet le sait !)
- Une région qui va enterrer sa qualité de vie avec une centaine de camions par jour sur son unique voie de circulation
(le Préfet le sait !)



ET POURTANT IL L'A FAIT !

IL VIENT SE SIGNER L'ARRETE ACCORDANT A LA SOCIETE DES CONSTRUCTIONS DU CAP L'AUTORISATION D'EXPLOITER UNE CARRIERE DE ROCHES pour 140 000 TONNES PAR AN !

Une région défigurée sur le plan environnemental, vouée à devenir une Zone Industrielle et à court terme une zone de stockage des déchets dont personne ne veut ailleurs.
www.debatpublic-portdebastia.org/docs/pdf/dossier-mo/etude-approvisonnement-en-materiaux.pdf

Toute une micro région entière de Sisco à Bastia soumise à haut risque accidentogène.

La population refuse de sacrifier ce qui reste de « bien vivre » à leur famille au profit d'intérêts particuliers qui ont irrésistiblement pris le pas sur l'intérêt collectif
.

Comment a-t-on pu en arriver là ?
A ne plus avoir la maitrise du développement de notre propre territoire ?
A nous voir imposer des stratégies cyniques de profits à court terme ?
Qu'allons-nous dire à nos enfants lorsque nous leur transmettrons un territoire dévasté ?
Qui aura le courage de leur dire qu'on a laissé faire çà ?


Nos Conseillers Municipaux sont nos élus car nous avons voté pour eux et leur engagement fort sur une carrière à taille humaine.
Nous avons voté pour eux, en confiance, afin qu'ils nous représentent et défendent les intérêts de notre communauté.


Nous devons affirmer à nos élus de proximité notre irréductible détermination pour qu'enfin la voix de la population soit entendue et appliquée.

# Posté le vendredi 01 août 2008 05:47

Modifié le lundi 22 septembre 2008 14:54

Communiqué

Souvenez-vous , c'était avant les élections de Mars 2008 :
La délibération du conseil municipal de la Commune de Brando du 31 /10/2007

Face à la demande d'extension de la carrière de Petre Scritte déposée par la Sté Construction du Cap, le conseil municipal de Brando « soutenu » par la population a refusé la modification du bail et rappelé l'objet de la carrière.
Extraits :

Matériaux à extraire sont : dalles, lauzes et pierres d'ornements
Durée de l'exploitation : 15 ans
Moyenne annuelle 93 300 tonnes/an
Contrôle des moyennes tous les 3 ans afin de limiter la moyenne autorisée.

Le responsable de la carrière, dans son plan communication, s'est félicité de cette décision.

Souvenez-vous : Pendant les élections

L'équipe de Brando Avenir ( Liste RICCI ) s'engage sur un programme :
« Nos carrières ne peuvent pas devenir des zones industrielles d'extraction de blocs et gravats. La commune ne dérogera pas au bail convenu pour l'extraction de pierres de taille et lauzes à une échelle artisanale et humaine »

Sachez le aussi : Incroyable mais vrai !

Aucun prélèvement sur le chiffre d'affaires, comme prévu dans le bail, n'est payé par la société exploitante de la carrière depuis 5 ans soit la bagatelle d'environ 190 000 euros « généreusement offerts » par notre commune de Brando sur le dos des habitants ! au prétexte que les comptes de la société exploitante ne sont pas déposés. Ce seul motif aurait dû permettre la dénonciation du bail pour imposer des conditions d'exploitation plus saines et plus encadrées.

Et aujourd'hui.... ça recommence, la commune est à nouveau bafouée, ignorée !
La DRIRE ( Organisme d'Etat sous influence ?), vient de déposer en moins d'un an un quatrième projet d'Arrêté Préfectoral qui définira les conditions d'exploitation de la carrière avec augmentation du tonnage et l'exploitation de blocs et d'agrégats
Extrait du Projet de l'arrêté préfectoral déposé pour le Conseil des Sites du 13 06 08 :
Carrière à ciel ouvert de Roches (ou sont les dalles, lauzes et pierres d'ornement ?)
140 000 tonnes/an pendant 10 ans ( ou sont les 93 300 t/an sur 15 ans ?)
Aucun contrôle des tonnages ( Ou sont les contrôles tous les 3 ans ?)

Il s'agit donc d'une modification de destination, d'une réduction dissimulée de la durée du bail et de donner les moyens à l'exploitant de s'affranchir des obligations du bailleur en ce qui concerne les moyennes!

Soyez en sûr

Nous utiliserons tous les moyens pour « soutenir » la commune afin de faire respecter son bail et ses engagements pour que cesse ce pillage organisé :

Recouvrement immédiat des impayés sinon résiliation du bail
Application des conditions du bail et de la délibération du 31/10/07
Nous comptons sur votre mobilisation

# Posté le dimanche 15 juin 2008 14:34

Carrière CINTI

Enquête Publique de demande de renouvellement
d'une autorisation d'exploiter.

Nous avons été reçus par Mme Christelle Zirpolo gérante de la Carriere Cinti le 26.04.08 sur le site d'exploitation ou un exposé du projet nous a été fait.
Un dossier complet nous a été remis et a été étudié par les membres du bureau.
Voici le contenu du document qui a été remis au commissaire enquêteur Madame De Lucia le 28.05 .08


Madame,

Notre association créée en août 2003 a pour vocation la sauvegarde du paysage et l'environnement naturel de la Commune de Brando. C'est donc à ce titre que nous souhaitons apporter notre analyse sur ce dossier.

Nous avons analysé les documents mis à notre disposition et avons décidé de donner un avis favorable au projet qui présente essentiellement 3 atouts :

- Réduction de l'impact visuel par abaissement considérable des hauteurs de front de taille avec mise aux normes, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

- Engagement de l'exploitant dans une démarche de réhabilitation effective du site par tranches quinquennales avec à terme constitution d'une oliveraie.

- Extraction de produits « identitaires » (lauzes, dalles et pierres de taille) permettant aux artisans des réalisations traditionnelles, leur approvisionnement étant de plus en plus problématique.


Nous avons cependant relevé quelques incohérences que nous souhaitons signaler:

- Le tonnage annuel demandé est sans correspondance avec les trois plans quinquennaux d'extraction programmés. En effet, 181.000 tonnes sur 15 ans avec 16.000 tonnes extraites par an réduit de fait à 11 ans la période d'exploitation. Nous proposons qu'il soit réduit à 15.000 tonnes les 10 premières années, puis à 6000 sur la dernière période afin de respecter les programmes d'exploitation annoncés.

- Le document ayant été rédigé en 02.08, il nous a semblé regrettable que ne soient pas également publiés les chiffres d'affaires 2006 et 2007 et ce dans un souci de transparence.

- Nous avons également noté une minoration manifeste du nombre de rotations des camions. La capacité d'extraction étant multipliée par 4, il nous semble logique de multiplier dans le même rapport le nombre de camions qui d'après nos calculs serait de 3,5 camions jour (pour un chargement de 10 tonnes par camion).


Nous voudrions apporter aussi quelques commentaires :

La coupe C-D de la Planche 2 fait apparaître de façon localisée un front de taille de 15 m de haut, ce qui est considérable. Nous suggérons , si cela est possible techniquement, que ce front soit réduit par la création d'une banquette intermédiaire ou par tout autre système.

L'enquête publique devrait prendre en compte l'étroitesse du réseau routier ( RD 54 ) et la traversée problématique par des véhicules à fort tonnage dans les hameaux de Mausoléo, Friscolaccia et Poretto.

Une attention toute particulière devrait être apportée à la qualité de l'eau de la Source de la
Glacière, la carrière Cinti étant située dans le périmètre de protection éloigné, en augmenter la
fréquence des contrôles par exemple.


Nous vous prions d'agréer, Madame le Commissaire, l'expression de nos sincères salutations.
Le Président,

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# Posté le mercredi 28 mai 2008 14:23

Modifié le mercredi 28 mai 2008 14:42

Pétition pour le respect du patrimoine littoral de la Corse

Nous nous faisons le relais du Collectif pour l'application de la Loi Littoral pour que cette pétition soit signée par le plus grand nombre

Pour affirmer notre volonté de faire respecter la loi Littoral afin que les rivages de la Corse ne deviennent pas un mur de béton
quel que soit le niveau de fortune ou les relations de ceux qui désirent construire.

L'Extrême Sud de la Corse est devenu le nouvel eldorado des grandes fortunes qui ont trouvé la meilleure façon de bétonner puisque le tribunal administratif apparaît aujourd'hui à leurs côtés afin que chaque nanti y possède une « toute petite » construction sur une très grande parcelle, à l'abri des regards des voisins et loin des habitants permanents de l'île.

On nous a déjà dépossédés de Cavallu avec ses constructions les pieds dans l'eau sur l'ensemble de son pourtour. C'est aujourd'hui le tour de la côte est de Bonifacio. Ce sera demain l'ensemble du littoral de la Corse, en commençant par les espaces les plus beaux.

En Corse, des maires complaisants, un état défaillant ou complice et sans doute une justice sous influence appliquent un schéma qui prévalait ailleurs il y trente ans. Alors qu'aujourd'hui, en Sardaigne ou en Espagne, un grand coup de frein est mis à la spoliation du patrimoine, à la spéculation, au béton (en Sardaigne la loi a étendu la bande inconstructible à 2km, en Espagne on s'apprête à démolir des kilomètres de constructions littorales), ici, nos décideurs vendent la terre aux plus offrants : Séguéla, Sulitzer, Delsol .. Doit-on les laisser faire ?

Le Collectif pour l'application de la loi Littoral en Corse vous demande à tous de le soutenir par votre signature.
Pour accéder au texte complet et signer la pétition, merci de vous rendre sur : cll-corse.org

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# Posté le samedi 03 mai 2008 13:18