Une seconde fois le dossier de la Carrière de Brando a été retiré de l'ordre du jour du Conseil des Sites, en catastrophe, seulement 48 heures avant la date prévue de la réunion du 03.03 08.
On serait légitimement tenté de croire que nous avons obtenu gain de cause et de crier victoire.
Mais bien au contraire, cette saga rocambolesque de la carrière de Brando nous permet d'en tirer quelques enseignements majeurs qui, s'ils sont parfaitement objectifs, n'en sont pas moins très inquiétants :
1) Tout d'abord, on peut souligner le besoin essentiel de mobilisation, d'extrême vigilance et d'hyper réactivité que nous devons tous avoir sur ce dossier. Il nous aura fallu des courriers très durs aux préfets et une information à tous les membres du Conseil des Sites pour obtenir ce retrait.
Etait ce bien à nous d'être en première ligne pour la défense de notre commune ?
Etait ce vraiment à nous d 'écrire aux Préfets et aux membres du Conseil des Sites?
Etait ce à nous de demander à maintes reprises (sans succès) un rendez-vous au Préfet alors qu'une simple demande du maire aurait immédiatement été suivie d'effets ?
Et pourtant, nous apportons bien la preuve que sans avoir le crédit bien supérieur d'une mairie auprès de nos institutions nous réussissons quand même à nous faire entendre.
C'est une simple question de conviction.
Comme cela serait plus efficace si c'était la commune qui réagissait activement au nom de tous et que notre rôle se limitait à seulement l'épauler!
2) Les intentions de l'exploitant sont désormais très claires, même pour ceux qui faisaient semblant d'en douter encore.
http://www.debatpublic-portdebastia.org/docs/pdf/dossier-mo/etude-approvisonnement-en-materiaux.pdf
Ne parlons pas du manque à gagner pour la commune, de l'intensité de la noria des camions et du désastre paysager pour une commune qui se pique d'avoir des atouts touristiques.
En 2002, l'exploitant a signé un bail jusqu'en 2025. Dans un esprit de conciliation, la délibération municipale du 31.10.07 lui propose de raccourcir le bail à 15 ans mais il veut toujours plus et se débrouille pour faire imposer 1.400.000 tonnes en 10 ans !
Et bien entendu, nous savons tous pourquoi...
3) La DRIRE, qui a parfaitement connaissance des conditions d'exploitation acceptables par la commune dans sa délibération, les ignore superbement et impose « ses » solutions, avalisées en préfecture pour les présenter au Conseil des Sites. Souvenez-vous, l'exploitant avait fait sa demande d'extension en préfecture sans en informer la commune, bailleur et propriétaire des terrains tout de même !
Nous sommes considérés comme une commune Paillasson sur laquelle on peut s'essuyer !
4) Enfin, il est désormais acquis que la pression du lobbying de l'exploitant sur nos élus et les décideurs est de plus en plus flagrante et omniprésente. Cette pression est tellement forte que nos institutions en sont réduites à un comportement complètement schizophrène. Une première fois, un dossier mal ficelé est présenté au Conseil des Sites le 02.07.07 qui refuse de statuer. Le 03.12.07 un nouveau projet avalisé par la préfecture est à nouveau présenté au Conseil mais retiré au tout dernier moment. Ce même projet est à nouveau avalisé et présenté pour le 03.03.08. Or, six jours seulement avant cette réunion, une nouvelle mouture est validée et soumise au Conseil, puis à nouveau retirée précipitamment.
Il serait peut être temps de clore définitivement ce dossier qui n'a que trop duré, et mettre la future municipalité, quelque qu'elle soit, devant ses responsabilités. Que les termes du bail liant la commune et la Société la Construction du Cap soient respectés, (nature de l'exploitation, et volumes extraits, volet financier à mettre à jour, etc...) quitte à dénoncer le non-respect du bail en justice.
On serait légitimement tenté de croire que nous avons obtenu gain de cause et de crier victoire.
Mais bien au contraire, cette saga rocambolesque de la carrière de Brando nous permet d'en tirer quelques enseignements majeurs qui, s'ils sont parfaitement objectifs, n'en sont pas moins très inquiétants :
1) Tout d'abord, on peut souligner le besoin essentiel de mobilisation, d'extrême vigilance et d'hyper réactivité que nous devons tous avoir sur ce dossier. Il nous aura fallu des courriers très durs aux préfets et une information à tous les membres du Conseil des Sites pour obtenir ce retrait.
Etait ce bien à nous d'être en première ligne pour la défense de notre commune ?
Etait ce vraiment à nous d 'écrire aux Préfets et aux membres du Conseil des Sites?
Etait ce à nous de demander à maintes reprises (sans succès) un rendez-vous au Préfet alors qu'une simple demande du maire aurait immédiatement été suivie d'effets ?
Et pourtant, nous apportons bien la preuve que sans avoir le crédit bien supérieur d'une mairie auprès de nos institutions nous réussissons quand même à nous faire entendre.
C'est une simple question de conviction.
Comme cela serait plus efficace si c'était la commune qui réagissait activement au nom de tous et que notre rôle se limitait à seulement l'épauler!
2) Les intentions de l'exploitant sont désormais très claires, même pour ceux qui faisaient semblant d'en douter encore.
Nous sommes considérés comme une commune Kleenex !
On exploite très intensivement pendant 10 ans, on extrait ce que l'on veut et on en tire un maximum de profits et on nous laisse une immense excavation destinée à recueillir les déchets de l'île http://www.debatpublic-portdebastia.org/docs/pdf/dossier-mo/etude-approvisonnement-en-materiaux.pdf
Ne parlons pas du manque à gagner pour la commune, de l'intensité de la noria des camions et du désastre paysager pour une commune qui se pique d'avoir des atouts touristiques.
En 2002, l'exploitant a signé un bail jusqu'en 2025. Dans un esprit de conciliation, la délibération municipale du 31.10.07 lui propose de raccourcir le bail à 15 ans mais il veut toujours plus et se débrouille pour faire imposer 1.400.000 tonnes en 10 ans !
Et bien entendu, nous savons tous pourquoi...
3) La DRIRE, qui a parfaitement connaissance des conditions d'exploitation acceptables par la commune dans sa délibération, les ignore superbement et impose « ses » solutions, avalisées en préfecture pour les présenter au Conseil des Sites. Souvenez-vous, l'exploitant avait fait sa demande d'extension en préfecture sans en informer la commune, bailleur et propriétaire des terrains tout de même !
Nous sommes considérés comme une commune Paillasson sur laquelle on peut s'essuyer !
4) Enfin, il est désormais acquis que la pression du lobbying de l'exploitant sur nos élus et les décideurs est de plus en plus flagrante et omniprésente. Cette pression est tellement forte que nos institutions en sont réduites à un comportement complètement schizophrène. Une première fois, un dossier mal ficelé est présenté au Conseil des Sites le 02.07.07 qui refuse de statuer. Le 03.12.07 un nouveau projet avalisé par la préfecture est à nouveau présenté au Conseil mais retiré au tout dernier moment. Ce même projet est à nouveau avalisé et présenté pour le 03.03.08. Or, six jours seulement avant cette réunion, une nouvelle mouture est validée et soumise au Conseil, puis à nouveau retirée précipitamment.
C'est le Tango de Brando !
Il serait peut être temps de clore définitivement ce dossier qui n'a que trop duré, et mettre la future municipalité, quelque qu'elle soit, devant ses responsabilités. Que les termes du bail liant la commune et la Société la Construction du Cap soient respectés, (nature de l'exploitation, et volumes extraits, volet financier à mettre à jour, etc...) quitte à dénoncer le non-respect du bail en justice.
Le Saccage de notre littoral, c'est fait !
Celui de notre montagne ne doit pas se réaliser !
Celui de notre montagne ne doit pas se réaliser !
