Butée de pied à Brandu,port de Bastia...tout se tient On nous a bien berné!
Brandu, pittoresque commune du Cap, connue pour sa célèbre tour génoise... et sa
carrière de lauzes qui fait l'âme de son village et de tous les villages du Cap Corse...
Inquiets pour leur cadre de vie, les habitants disent non aujourd'hui à la modification du bail d'exploitation de la carrière qui en aggraverait considérablement les nuisances.
Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable. Reste le Conseil municipal qui s'est déjà exprimé contre en 2006 et qui est à nouveau saisi par le maire jeudi prochain.
On se souvient du bras de fer engagé entre les habitants du village et le Conseil général de Haute-Corse au sujet des travaux de consolidation de la R.D. 81.
Une association, l'Arinella de Brandu, s'est créée pour lutter contre l'option d'une butée de pied aux dimensions dantesques et pour proposer une alternative plus écologique qui aurait pu préserver notamment la plage du village où se sont croisées tant de générations de Brandichi. Le bras de fer a été perdu.
L'énorme butée de pied a été construite et chacun peut constater désormais le désastre qu'elle a provoqué.
Ce malheur, pour i Brandichi, c'est un peu par la carrière qu'il est arrivé. C'est de là qu'ont été tirés les enrochements nécessaires à la construction de l'ouvrage. Une réalisation totalement illégale, on le sait maintenant.
En effet, la SARL Constructions du Cap, dont le gérant n'est autre que Jean-Jacques Vendasi, n'avait pas l'autorisation de produire des enrochements !
Et cette information est découverte au hasard du nouveau bras de fer qui s'engage aujourd'hui avec la société.
La carrière demande son extension
La SARL Constructions du Cap en effet a déposé une demande de renouvellement d'exploiter qui « s'avère être une demande de modification et non un renouvellement » selon la délibération du Conseil municipal de la commune. Celui-ci a déjà été saisi le 4 novembre 2006. Il lui était réclamé de modifier le type d'exploitation en « blocs et agrégats » au lieu de « dalles et lauzes », de modifier l'implantation du site d'extraction, et d'augmenter les volumes autorisés (une moyenne annuelle de 150.000 tonnes avec des pointes de 250.000 tonnes annuelles, au lieu d'une moyenne actuelle de 80.000 tonnes par an, avec des pointes de 150.000 tonnes). Outre l'augmentation des nuisances que cela entraînera inévitablement pour la population du village, c'est une remise en cause totale de la vocation de Brandu à produire historiquement de la lauze. C'est aussi un aveu manifeste : la SARL Constructions du Cap, lorsqu'elle a fourni les blocs d'enrochement nécessaires à bâtir la butée de pied, n'avait absolument pas le droit de le faire.
Et tout le monde a fermé les yeux :
Commune, Conseil Général, Préfet !
Sans parler de tous les services administratifs intermédiaires.
Le port de Bastia en toile de fond
Mieux, la demande de modification d'extraction est justifiée ainsi dans l'enquête publique « en raison d'une demande croissante du marché local (réfection de la R.D. 81 et nouveau port de Bastia notamment) ».
La butée de pied étant construite, c'est donc bien le projet de port de commerce à la Carbonite qui pousse cette demande, tout le puzzle mis en place depuis de longs mois, prend forme :
- L'obstination pour bâtir une butée de pied, seule possibilité d'imposer par la suite la construction d'un appontement qui permettrait le transport des blocs d'enrochement par voie maritime vers la Carbonite*.
- la possibilité d'extraire des blocs et agrégats, au détriment de la production de lauzes.
- le choix tranché depuis longtemps d'un nouveau port à la Carbonite ; le fameux « débat public » n'ayant été qu'un semblant de consultation démocratique pour endormir la vigilance citoyenne.
Le plan est en place.
On nous a bien berné !
L'opposition de la population
Près de 600 habitants soit plus d'un tiers de la population ont déjà signé la pétition que diffuse l'association l'Arinella de Brandu, présidée aujourd'hui par Bernard Biasotto.
Pour l'heure, celle-ci n'est distribuée qu'au sein même de la population de Brandu. Elle sera étendue dans les prochains jours aux villages voisins, tout autant concernés par les nuisances qu'engendrerait l'autorisation de nouveaux volumes d'extraction.
En effet, une moyenne de 150.000 tonnes, cela représente environ 100 camions par jour, avec des pointes de 250.000 tonnes autorisées, c'est alors 160 camions par jour que devront supporter les habitants.
« Bruits, poussières, danger permanent sur les routes et une dégradation irréversible de notre qualité de vie » dénonce l'Arinella de Brandu, « ce projet ne sert en aucun cas les intérêts de notre
commune et encore moins ceux de ses habitants. Il serait absolument amoral et totalement irresponsable, à quelques mois de la fin d'une mandature, d'engager l'avenir des Brandichi sur un sujet aussi important ». D'autant que le conseil municipal comme on l'a dit s'est déjà prononcé par la négative.
Pourquoi le consulter à nouveau ? Il est clair qu'une forte pression est à nouveau mise sur les élus de Brandu pour servir des intérêts privés.
Et c'est intolérable.
D'autant que l'étude de faisabilité de l'approvisionnement en matériaux du nouveau port de Bastia mentionne que « la carrière devrait avoir l'assurance de pouvoir augmenter fortement (4 fois plus, soit 600.000 tonnes par an) sa production annuelle au moins pendant la durée des travaux (4 ans
minimum) ». Les enjeux sont considérables.
Et la demande actuelle de modification d'extraction n'est donc qu'une simple étape : la population
doit se préparer à subir des nuisances de plus en plus insupportables.
Le danger « amiante »
Autre inquiétude, dans cette même étude de faisabilité, il est écrit : « les zones d'extraction peuvent servir ultérieurement de zones de remblais pour des matériaux inertes de classe 3 (tout
venant, amiante non volatile) qui trouvent difficilement preneurs ». È si capisce ! Autrement dit, Brandu pourrait très bien être le prochain site de stockage de déblais d'amiante. « Nous
n'avons pu en calculer ni les cadences, ni la durée et nous en sommes désolés, mais le bruit, la poussière, le perpétuel risque d'accident pour nos enfants seront notre lot quotidien »
s'inquiète encore l'Arinella de Brandu.
En dehors de ces nuisances, la question de présence d'amiante sur le site même d'exploitation reste posée.
Dans son rapport du 6 février 2006, la Drire « demande à l'exploitant de faire confirmer par un géologue l'absence d'amiante sur l'ensemble du site d'exploitation ». Dans son rapport de 2007, la Drire constate que l'étude a bien été réalisée mais sans en délivrer les résultats : « les résultats de cette étude devront être communiquées à vos services ainsi qu'aux services de la Ddass avant toute exploitation de la nouvelle zone sollicitée ». On n'en sait pas plus.
En 2004 encore, la Drire relève 53 infractions au cahier des charges d'exploitation de la carrière, qu'elle relève également dans les rapports suivants, ce qui lui fait dire dans son dernier rapport du 2 février 2007 : « de nombreuses observations formulées par l'inspection sont restées sans réponse de la part de l'exploitant depuis 2006, voire 2005. » Et même si elle réclame un arrêté préfectoral « de mise en demeure » pour qu'il lui soit répondu « dans un délai de deux mois », aucune suite n'y a semble-t-il été donnée neuf mois plus tard.
L'Arinella de Brandu accuse à juste raison : « Si la société exploitante n'a aucun état d'âme pour ne pas respecter le cahier des charges depuis 2003, il n'y a absolument aucune raison pour qu'elle le respecte avec le nouveau bail » quelles qu'en soient les mesures plus ou moins contraignantes... Et pourquoi le ferait-elle ? Elle est largement encouragée par le laxisme des pouvoirs publics à faire
La SARL Constructions du Cap, lorsqu'elle a fourni les blocs d'enrochement nécessaires à bâtir la butée de pied, n'avait absolument pas le droit de le faire. Et tout le monde a fermé les yeux : Commune, Conseil Général, Préfet !
appliquer les textes ! Et c'est bien ce laxisme, voire une certaine complaisance, qui lui a permis d'extraire les blocs nécessaires à la butée de pied, en infraction totale avec le bail d'exploitation.
La commune de Brandu veut conserver son âme
La balle est aujourd'hui entre les mains du conseil municipal de Brandu qui devrait délibérer le 11 octobre prochain.
Accordera-t-il ou non la modification du bail d'exploitation ?
La population, largement opposée à ce projet, malgré la menace que fait peser l'entreprise sur ses 15 emplois, est bien déterminée à lutter.
Elle a perdu sa plage, elle a gâché son paysage pittoresque avec l'impiastrata de la butée de
pied, elle compte bien conserver sa tranquillité et sa sécurité, en même temps que sa renommée bâtie autour de la lauze de Brandu. « Nous savons que le projet du nouveau port de Bastia aiguise des appétits des uns et perturbent le jugement des autres » nous dit encore l'association, nous
misons sur la sensibilité de nos élus pour l'écologie, l'environnement et la qualité de vie de notre belle terre de Brandu, nous ne comprendrons pas un revirement soudain de leur vote et la population non plus ».
Le projet de port à la Carbonite vient menacer jusque la quiétude du petit village de Brandu...
On n'a pas fini d'en parler ! ●
F.G.
* Extrait de l'étude de faisabilité du port de Bastia : «Une grande partie des matériaux rocheux pouvant avantageusement être mis en place par voie maritime, un approvisionnement par chaland ou barge depuis un appontement (à construire) extérieur à la ville semble intéressant voire impératif ».
Brandu, pittoresque commune du Cap, connue pour sa célèbre tour génoise... et sa
carrière de lauzes qui fait l'âme de son village et de tous les villages du Cap Corse...
Inquiets pour leur cadre de vie, les habitants disent non aujourd'hui à la modification du bail d'exploitation de la carrière qui en aggraverait considérablement les nuisances.
Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable. Reste le Conseil municipal qui s'est déjà exprimé contre en 2006 et qui est à nouveau saisi par le maire jeudi prochain.
On se souvient du bras de fer engagé entre les habitants du village et le Conseil général de Haute-Corse au sujet des travaux de consolidation de la R.D. 81.
Une association, l'Arinella de Brandu, s'est créée pour lutter contre l'option d'une butée de pied aux dimensions dantesques et pour proposer une alternative plus écologique qui aurait pu préserver notamment la plage du village où se sont croisées tant de générations de Brandichi. Le bras de fer a été perdu.
L'énorme butée de pied a été construite et chacun peut constater désormais le désastre qu'elle a provoqué.
Ce malheur, pour i Brandichi, c'est un peu par la carrière qu'il est arrivé. C'est de là qu'ont été tirés les enrochements nécessaires à la construction de l'ouvrage. Une réalisation totalement illégale, on le sait maintenant.
En effet, la SARL Constructions du Cap, dont le gérant n'est autre que Jean-Jacques Vendasi, n'avait pas l'autorisation de produire des enrochements !
Et cette information est découverte au hasard du nouveau bras de fer qui s'engage aujourd'hui avec la société.
La carrière demande son extension
La SARL Constructions du Cap en effet a déposé une demande de renouvellement d'exploiter qui « s'avère être une demande de modification et non un renouvellement » selon la délibération du Conseil municipal de la commune. Celui-ci a déjà été saisi le 4 novembre 2006. Il lui était réclamé de modifier le type d'exploitation en « blocs et agrégats » au lieu de « dalles et lauzes », de modifier l'implantation du site d'extraction, et d'augmenter les volumes autorisés (une moyenne annuelle de 150.000 tonnes avec des pointes de 250.000 tonnes annuelles, au lieu d'une moyenne actuelle de 80.000 tonnes par an, avec des pointes de 150.000 tonnes). Outre l'augmentation des nuisances que cela entraînera inévitablement pour la population du village, c'est une remise en cause totale de la vocation de Brandu à produire historiquement de la lauze. C'est aussi un aveu manifeste : la SARL Constructions du Cap, lorsqu'elle a fourni les blocs d'enrochement nécessaires à bâtir la butée de pied, n'avait absolument pas le droit de le faire.
Et tout le monde a fermé les yeux :
Commune, Conseil Général, Préfet !
Sans parler de tous les services administratifs intermédiaires.
Le port de Bastia en toile de fond
Mieux, la demande de modification d'extraction est justifiée ainsi dans l'enquête publique « en raison d'une demande croissante du marché local (réfection de la R.D. 81 et nouveau port de Bastia notamment) ».
La butée de pied étant construite, c'est donc bien le projet de port de commerce à la Carbonite qui pousse cette demande, tout le puzzle mis en place depuis de longs mois, prend forme :
- L'obstination pour bâtir une butée de pied, seule possibilité d'imposer par la suite la construction d'un appontement qui permettrait le transport des blocs d'enrochement par voie maritime vers la Carbonite*.
- la possibilité d'extraire des blocs et agrégats, au détriment de la production de lauzes.
- le choix tranché depuis longtemps d'un nouveau port à la Carbonite ; le fameux « débat public » n'ayant été qu'un semblant de consultation démocratique pour endormir la vigilance citoyenne.
Le plan est en place.
On nous a bien berné !
L'opposition de la population
Près de 600 habitants soit plus d'un tiers de la population ont déjà signé la pétition que diffuse l'association l'Arinella de Brandu, présidée aujourd'hui par Bernard Biasotto.
Pour l'heure, celle-ci n'est distribuée qu'au sein même de la population de Brandu. Elle sera étendue dans les prochains jours aux villages voisins, tout autant concernés par les nuisances qu'engendrerait l'autorisation de nouveaux volumes d'extraction.
En effet, une moyenne de 150.000 tonnes, cela représente environ 100 camions par jour, avec des pointes de 250.000 tonnes autorisées, c'est alors 160 camions par jour que devront supporter les habitants.
« Bruits, poussières, danger permanent sur les routes et une dégradation irréversible de notre qualité de vie » dénonce l'Arinella de Brandu, « ce projet ne sert en aucun cas les intérêts de notre
commune et encore moins ceux de ses habitants. Il serait absolument amoral et totalement irresponsable, à quelques mois de la fin d'une mandature, d'engager l'avenir des Brandichi sur un sujet aussi important ». D'autant que le conseil municipal comme on l'a dit s'est déjà prononcé par la négative.
Pourquoi le consulter à nouveau ? Il est clair qu'une forte pression est à nouveau mise sur les élus de Brandu pour servir des intérêts privés.
Et c'est intolérable.
D'autant que l'étude de faisabilité de l'approvisionnement en matériaux du nouveau port de Bastia mentionne que « la carrière devrait avoir l'assurance de pouvoir augmenter fortement (4 fois plus, soit 600.000 tonnes par an) sa production annuelle au moins pendant la durée des travaux (4 ans
minimum) ». Les enjeux sont considérables.
Et la demande actuelle de modification d'extraction n'est donc qu'une simple étape : la population
doit se préparer à subir des nuisances de plus en plus insupportables.
Le danger « amiante »
Autre inquiétude, dans cette même étude de faisabilité, il est écrit : « les zones d'extraction peuvent servir ultérieurement de zones de remblais pour des matériaux inertes de classe 3 (tout
venant, amiante non volatile) qui trouvent difficilement preneurs ». È si capisce ! Autrement dit, Brandu pourrait très bien être le prochain site de stockage de déblais d'amiante. « Nous
n'avons pu en calculer ni les cadences, ni la durée et nous en sommes désolés, mais le bruit, la poussière, le perpétuel risque d'accident pour nos enfants seront notre lot quotidien »
s'inquiète encore l'Arinella de Brandu.
En dehors de ces nuisances, la question de présence d'amiante sur le site même d'exploitation reste posée.
Dans son rapport du 6 février 2006, la Drire « demande à l'exploitant de faire confirmer par un géologue l'absence d'amiante sur l'ensemble du site d'exploitation ». Dans son rapport de 2007, la Drire constate que l'étude a bien été réalisée mais sans en délivrer les résultats : « les résultats de cette étude devront être communiquées à vos services ainsi qu'aux services de la Ddass avant toute exploitation de la nouvelle zone sollicitée ». On n'en sait pas plus.
En 2004 encore, la Drire relève 53 infractions au cahier des charges d'exploitation de la carrière, qu'elle relève également dans les rapports suivants, ce qui lui fait dire dans son dernier rapport du 2 février 2007 : « de nombreuses observations formulées par l'inspection sont restées sans réponse de la part de l'exploitant depuis 2006, voire 2005. » Et même si elle réclame un arrêté préfectoral « de mise en demeure » pour qu'il lui soit répondu « dans un délai de deux mois », aucune suite n'y a semble-t-il été donnée neuf mois plus tard.
L'Arinella de Brandu accuse à juste raison : « Si la société exploitante n'a aucun état d'âme pour ne pas respecter le cahier des charges depuis 2003, il n'y a absolument aucune raison pour qu'elle le respecte avec le nouveau bail » quelles qu'en soient les mesures plus ou moins contraignantes... Et pourquoi le ferait-elle ? Elle est largement encouragée par le laxisme des pouvoirs publics à faire
La SARL Constructions du Cap, lorsqu'elle a fourni les blocs d'enrochement nécessaires à bâtir la butée de pied, n'avait absolument pas le droit de le faire. Et tout le monde a fermé les yeux : Commune, Conseil Général, Préfet !
appliquer les textes ! Et c'est bien ce laxisme, voire une certaine complaisance, qui lui a permis d'extraire les blocs nécessaires à la butée de pied, en infraction totale avec le bail d'exploitation.
La commune de Brandu veut conserver son âme
La balle est aujourd'hui entre les mains du conseil municipal de Brandu qui devrait délibérer le 11 octobre prochain.
Accordera-t-il ou non la modification du bail d'exploitation ?
La population, largement opposée à ce projet, malgré la menace que fait peser l'entreprise sur ses 15 emplois, est bien déterminée à lutter.
Elle a perdu sa plage, elle a gâché son paysage pittoresque avec l'impiastrata de la butée de
pied, elle compte bien conserver sa tranquillité et sa sécurité, en même temps que sa renommée bâtie autour de la lauze de Brandu. « Nous savons que le projet du nouveau port de Bastia aiguise des appétits des uns et perturbent le jugement des autres » nous dit encore l'association, nous
misons sur la sensibilité de nos élus pour l'écologie, l'environnement et la qualité de vie de notre belle terre de Brandu, nous ne comprendrons pas un revirement soudain de leur vote et la population non plus ».
Le projet de port à la Carbonite vient menacer jusque la quiétude du petit village de Brandu...
On n'a pas fini d'en parler ! ●
F.G.
* Extrait de l'étude de faisabilité du port de Bastia : «Une grande partie des matériaux rocheux pouvant avantageusement être mis en place par voie maritime, un approvisionnement par chaland ou barge depuis un appontement (à construire) extérieur à la ville semble intéressant voire impératif ».
